À l’heure du numérique, du télétravail et de la formation personnalisée, proposer plusieurs modalités pédagogiques n’est plus un luxe : l’hybride une nécessité pour s’adapter aux contraintes des apprenants, leur emploi du temps, leurs besoins, leurs envies.
Les chiffres le confirment. Sur près de 130 000 organismes de formation en France, le tout-distanciel s’est essoufflé (environ 30 % des entrées en formation depuis 2024) et le présentiel seul ne suffit plus. La modalité qui s’impose, c’est le mix : le blended learning représentait 65 % des formations délivrées en 2025, en hausse de 17 points en un an. Autrement dit, l’avenir n’est ni au tout-présentiel ni au tout-distanciel, mais au deux en même temps !
Dans ce guide, nous vous proposons un voyage à travers la formation comodale : des exemples concrets de déploiements réussis, mais aussi des conseils techniques et pratiques pour vous lancer, en fonction de votre budget, de vos besoins pédagogiques, et sans jamais négliger la simplicité pour les enseignants ni l’intégration à vos outils existants.
Auditez votre écosystème et vos besoins
Avant de choisir la moindre caméra, il faut regarder l’existant en face. C’est l’étape la plus importante, et souvent la plus négligée. Un audit sérieux évite d’acheter du matériel inadapté ou de reproduire à distance des habitudes qui fonctionnent mal en présentiel. Il se mène sur trois plans complémentaires : vos outils, vos apprenants, vos enseignants.

Votre écosystème technique
Commencez par lister l’ensemble de vos outils. Votre LMS, votre ERP, votre agenda, votre matériel de salle. Notez tout, même ce qui vous paraît accessoire. Puis prenez le temps de challenger chaque brique. Le fait qu’un outil soit en place et qu’il fonctionne ne suffit pas à le justifier.
Posez des questions concrètes et un peu inconfortables. Combien de temps passez-vous chaque semaine à organiser les cours ? Une demi-journée ? Combien à enregistrer vos vidéos, puis à les publier une par une ? Plusieurs heures ? Ce sont ces frictions invisibles qui coûtent le plus cher sur une année. En les chiffrant, vous identifiez précisément ce qui doit être automatisé ou simplifié.
Ne vous imposez aucune limite à ce stade. Décrivez la salle idéale telle que vous la rêveriez, sans penser encore au budget. Cette cible servira de boussole. Le déploiement consistera ensuite à s’en approcher le plus possible, en fonction de vos moyens réels.
Les besoins de vos apprenants
La deuxième question est celle de la finalité. Pourquoi passer à l’hybride ? Pourquoi diffuser vos cours ? Les réponses sont rarement uniques. La plupart des établissements poursuivent plusieurs objectifs en même temps.
- Augmenter le nombre d’inscriptions en supprimant la barrière géographique.
- Mieux intégrer les alternants, souvent en déplacement ou installés dans une autre ville.
- Rendre la formation accessible aux personnes empêchées, en situation de handicap, éloignées ou avec des contraintes familiales.
- Faire intervenir des experts ou des enseignants situés ailleurs, sans les faire voyager.
- Mutualiser une salle et diffuser un même cours vers plusieurs campus à la fois.
- Proposer le replay aux absents et en faire un outil de révision.
Le plus souvent, il s’agit d’un peu tout cela à la fois. L’important est de hiérarchiser. Vos deux ou trois priorités réelles orienteront tous vos choix techniques par la suite. Une salle pensée pour le désenclavement de sites isolés n’aura pas la même configuration qu’une salle pensée pour la révision en replay.
Les besoins de vos enseignants
C’est le point que l’on oublie le plus, et pourtant le plus déterminant. Le meilleur dispositif du monde reste inutile si les formateurs ne se l’approprient pas. Une salle intimidante finit débranchée dans un coin.
Interrogez donc vos équipes avant d’acheter. Qui pilotera le projet en interne ? Qui formera les enseignants et assurera le relais au quotidien ? Qu’est-ce qui leur pose réellement problème aujourd’hui ? Votre LMS est-il bien utilisé, ou sous-exploité faute d’être simple ? Vos formateurs sont-ils à l’aise avec la technologie, ou plutôt méfiants face à l’innovation ?
Toutes ces réponses convergent vers une seule question directrice. Comment leur simplifier la vie pour qu’ils n’aient plus qu’une chose à faire, enseigner ? C’est ce critère, plus que la fiche technique du matériel, qui décidera du succès de votre projet.
Définissez votre projet comodal
Une fois l’audit posé, il faut nommer précisément ce que vous voulez faire. La comodalité recouvre en réalité plusieurs usages très différents. Les confondre conduit à mal dimensionner son installation. Les clarifier permet au contraire de choisir le bon matériel du premier coup. Voici les quatre scénarios que l’on rencontre le plus souvent.
Connecter plusieurs salles ou campus
Le premier scénario consiste à relier des salles entre elles pour diffuser un même cours sur plusieurs sites simultanément. Un enseignant donne son cours depuis un campus, et d’autres salles le reçoivent en direct, ailleurs. C’est un levier puissant de mutualisation. Un seul professeur peut ainsi toucher plusieurs promotions réparties géographiquement. Poussé à l’extrême, ce modèle permet de désenclaver des territoires entiers, en amenant le cours là où aucun enseignant n’est disponible.

Filmer les cours et les diffuser
Le deuxième scénario est le plus courant. Il s’agit de capter le cours présentiel et de le rendre disponible à distance, en direct pour ceux qui suivent en temps réel, et en replay pour les autres. Ce format répond directement aux besoins d’accessibilité et de flexibilité identifiés lors de l’audit. Il transforme chaque cours en une ressource durable, consultable après la séance.
Faire intervenir des experts à distance
Le troisième scénario inverse la logique. Ici, ce n’est pas l’apprenant qui est à distance, mais l’intervenant. Un expert, un professionnel ou un enseignant invité peut prendre la parole dans votre salle sans se déplacer. Vous enrichissez vos cours de contributions extérieures rares ou coûteuses à faire venir physiquement.
Filmer des conférences et des événements
Le quatrième scénario dépasse le cadre du cours classique. Une salle comodale sert aussi à capter et diffuser des conférences, des colloques ou des événements ponctuels. Vous élargissez votre audience au moment de l’événement, et vous constituez une archive vidéo réutilisable ensuite.
Un même établissement combine généralement plusieurs de ces scénarios. Une fois votre projet défini avec ces mots précis, vous pouvez passer sereinement au choix de l’équipement et de la solution logicielle.
Choisissez vos équipements audiovisuels
Une salle comodale repose sur un socle matériel qui reste simple, mais qui doit être pensé pour la pédagogie, pas seulement pour la visioconférence. La différence est importante. Un matériel de réunion cherche à montrer des visages autour d’une table. Un matériel de cours doit restituer un tableau lisible, une voix claire au fond de la salle et une présentation nette. Quatre familles d’équipements forment ce socle.

Caméras PTZ
Des caméras orientables et zoomables qui suivent le formateur automatiquement, par reconnaissance de mouvement. Le cadrage s’adapte en temps réel. L’enseignant se déplace librement, sans jamais penser à la caméra.
Micros plafond
Un réseau de micros au plafond capte le son de façon homogène dans toute la salle. La voix du professeur comme les questions des étudiants sont audibles à distance. Aucun micro-cravate à penser, rien à brancher avant de commencer.
Écran ou VPI interactif
Remplacer le tableau classique par un écran ou un vidéoprojecteur interactif change l’expérience. Le contenu écrit devient net et exportable. Les apprenants à distance lisent le tableau aussi bien que ceux du premier rang.

Système son et écran de retour
Des enceintes et une amplification garantissent des échanges clairs dans les deux sens. Un écran de retour affiche en salle les apprenants distants. L’enseignant les voit et leur parle naturellement, comme s’ils étaient présents.
Au-delà de la liste, un critère décide de tout : la compatibilité. Un matériel excellent mais mal intégré au logiciel de diffusion, c’est la garantie de mauvaises surprises le jour de l’installation. Câbles qui ne dialoguent pas, réglages instables, temps de mise en route interminable. L’erreur classique consiste à acheter séparément de bons composants qui, une fois réunis, refusent de fonctionner ensemble.
La solution est simple. Partez d’un catalogue de matériel déjà testé avec la plateforme que vous utiliserez. Vous gagnez en fiabilité, et vous supprimez la phase de bricolage au moment le plus critique du projet.
La plateforme : Kalyzée Connect
Le matériel ne fait que la moitié du travail. C’est le logiciel qui orchestre la salle, décide ce qui est filmé, comment c’est diffusé, et surtout comment l’apprenant vit le cours à distance. Kalyzée Connect est la plateforme de captation et de diffusion multi-flux conçue pour cela. Elle transforme une salle ordinaire en espace comodal, sans en faire un studio de télévision.
La captation et la diffusion multi-flux
La visioconférence classique impose une seule image à tout le monde. C’est sa limite fondamentale pour l’enseignement. Kalyzée Connect fonctionne autrement. La plateforme filme plusieurs sources en même temps : le tableau, le formateur en grand angle, le flux numérique du vidéoprojecteur ou du TBI, et même la salle. Chaque source devient un flux distinct, diffusé en parallèle.

Vous composez ensuite ces flux selon le type de cours. Prenons trois situations réelles. Vous avez un tableau géant de six mètres dans un méga-amphi ? Partagez-le en deux flux. L’étudiant à distance zoome alors sur la partie qui l’intéresse, selon l’endroit où il en est dans le raisonnement. Vous animez beaucoup de débats et d’échanges ? On filme la salle, et les participants distants voient les questions posées en direct. Vous avez simplement un slide et un professeur ? Deux flux suffisent, et l’étudiant se concentre sur l’essentiel.
Le résultat est le même en direct et en replay. À chaque instant, l’apprenant choisit le flux qu’il agrandit. Il ne subit plus le cadrage décidé par un réalisateur. Il compose sa propre vue. De fait, il se retrouve dans une position encore meilleure qu’au premier rang, puisqu’il peut basculer d’un plan à l’autre à sa guise.

Les fonctionnalités qui font la différence au quotidien
La force d’une plateforme comodale ne tient pas à sa liste de fonctions, mais à ce qu’elle retire des épaules de l’enseignant. Voici les cinq éléments qui changent le quotidien d’une salle Kalyzée Connect.
Zéro branchement
La plateforme pilote tout le matériel de la salle, les écrans, les micros et les caméras. Au lancement du cours, tout s’allume et démarre seul. Il n’y a rien à connecter, aucun réglage à faire, et aucune intervention informatique n’est nécessaire pour commencer.
Connexion à l’agenda de l’établissement
On ne programme pas les cours hybrides un par un. Ils sont directement tirés de l’agenda de l’établissement. Chaque cours s’affiche sur l’écran tactile de sa salle, et se partage automatiquement aux inscrits, ou au public si vous le décidez. Le professeur arrive, clique sur son cours, et il est en ligne.
Interactivité intégrée
Sondages, groupes de travail et tchat sont disponibles directement dans l’interface. Les échanges restent simples et fluides. L’interactivité est la même à distance et en présentiel, ce qui évite de créer deux classes à deux vitesses.

Émargement automatique
La présence est enregistrée sans action manuelle. Vous gagnez un temps administratif considérable, et vous disposez d’une preuve de suivi fiable. C’est un atout direct pour la conformité Qualiopi.
La montée au tableau à distance
Un apprenant distant peut intervenir et passer au tableau, avec l’accord du formateur. Sa contribution s’affiche soit sur l’écran de la salle, soit uniquement sur la console de l’enseignant. Le participant à distance redevient acteur, au même titre que ceux présents.
L’intégration à vos outils, LMS et ENT
Un projet comodal échoue souvent sur un détail. La nouvelle solution ne parle pas aux outils déjà en place, et les équipes doivent tout ressaisir deux fois. Kalyzée Connect a été pensé pour éviter ce piège. Le principe est clair : la plateforme enrichit votre LMS, elle ne le remplace pas.
Concrètement, nous disposons d’intégrations LMS natives (Moodle par exemple), si ce n’est pas natif, nous développons le connecteur. Vos cours captés, vos présences et vos replays remontent directement dans l’environnement que vos enseignants connaissent déjà. Pour les autres environnements, la connexion se fait via des connecteurs dédiés, une API REST ouverte et l’authentification SSO ou SAML. Vos apprenants gardent un point d’entrée unique, et vous ne créez pas un silo de plus.
L’accompagnement et les cas clients
Un déploiement comodal ne se résume jamais à une livraison de matériel. Chaque établissement a ses contraintes, ses outils et sa culture. Une salle qui fonctionne, c’est une salle installée, configurée, testée, puis dont les équipes se sont vraiment emparées. C’est pourquoi Kalyzée accompagne chaque projet du début à la fin, sur trois plans.
Le premier plan, ce sont les développements spécifiques. La plateforme s’adapte à vos besoins particuliers, jusqu’à des intégrations sur-mesure avec votre ENT. Le deuxième plan, c’est la formation et le tutorat personnalisé des enseignants. La prise en main a été volontairement réduite au minimum : une salle comodale idéale se maîtrise en environ une heure de formation. Le troisième plan, c’est un support dédié pendant toute la durée d’usage, avec un interlocuteur qui connaît votre projet et son historique.
Cette logique du sur-mesure se retrouve jusque dans nos références. Chaque client dispose de son propre support dédié, qui détaille son contexte, ses adaptations et ses résultats. Ce ne sont pas des logos alignés, mais de vrais projets documentés. En voici quelques-uns.
ESCAET : Projet SAMII
4 Salles multimodales · École de tourisme · CFA

Intégration sur-mesure avec l’ENT de l’école, émargement automatique, quiz live et pilotage pédagogique centralisé pour une expérience immersive — le même niveau d’engagement à distance qu’en présentiel.
Rectorat de Guyane : Guyane Connectée
20 salles comodales · Éducation inclusive · Outre-mer

Continuité pédagogique dans des zones isolées : amener le cours dans des établissements sans enseignant disponible, y compris en conditions réseau et électricité extrêmes (satellite).
Budget et déploiement
Reste la question que tout le monde se pose, celle du budget. Une idée reçue tenace voudrait qu’équiper une salle comodale coûte une fortune. C’est faux, à une condition. Il faut partir d’un modèle éprouvé plutôt que d’assembler des composants au hasard, car c’est ce bricolage qui fait exploser les coûts et les délais.
Une salle comodale coûte en termes d’équipements entre 5000€ et 25000€. Ce montant couvre une salle entièrement équipée et prête à l’emploi. Il ne s’agit donc pas d’un point de départ auquel s’ajouteraient d’innombrables options, mais d’un ensemble cohérent, déjà testé.
À cela s’ajoute la plateforme. Le modèle de Kalyzée Connect reste volontairement progressif. Il combine un abonnement par salle et un coût à l’usage par apprenant, dégressif selon le volume. Une option d’interconnexion permet de relier plusieurs campus entre eux.
Chaque projet reste unique. Le nombre de salles, le matériel existant à conserver et les besoins d’intégration font varier le chiffrage. Le plus juste est donc d’obtenir un devis adapté à votre situation, plutôt que de raisonner sur un prix théorique. Un audit préalable permet de cadrer précisément ce périmètre.
Les étapes du déploiement
Un déploiement bien mené suit toujours la même trajectoire. On part de l’audit, on définit le projet, on choisit l’équipement et on le dimensionne, on installe et on intègre aux outils existants, puis on forme les enseignants avant le lancement. Chacune de ces étapes s’appuie sur la précédente, ce qui évite les retours en arrière coûteux.

Installer une salle comodale commence par un audit lucide de vos outils, de vos apprenants et de vos enseignants. Vient ensuite un projet clairement nommé, puis le choix d’un équipement testé et d’une plateforme qui efface la technique tout en s’intégrant à votre LMS. L’accompagnement fait le reste. D’un bout à l’autre, un seul principe guide la démarche. Rendre la salle si simple que l’enseignant n’a plus qu’à enseigner.