Enseigner à distance et en présentiel en même temps. La phrase fait peur. Elle évoque des profs jonglant entre deux écrans, des étudiants distants qui n’entendent rien, une qualité pédagogique divisée par deux.

Et pourtant, des milliers d’enseignants le font chaque semaine en France. Certains s’y sont mis par contrainte pendant le Covid. Beaucoup n’ont plus voulu s’en passer.

Parce que quand c’est bien fait, enseigner à distance et en présentiel en même temps ne change presque rien pour le prof — et change tout pour les étudiants qui ne pouvaient pas être là.

Voici comment ça marche vraiment, sans jargon.

Ce que ça veut dire concrètement

Enseigner à distance et en présentiel en même temps, c’est ce qu’on appelle la comodalité — ou l’enseignement hybride simultané. Un cours se déroule en salle, avec des étudiants présents physiquement. Et au même moment, d’autres étudiants suivent ce même cours en direct depuis chez eux, depuis un autre campus, depuis une salle équipée à l’autre bout du pays.

Ce n’est pas un cours enregistré. Ce n’est pas un replay. C’est le même cours, en temps réel, pour tout le monde — ceux qui sont là et ceux qui ne peuvent pas être là.

La différence avec une simple visio : les étudiants distants ne voient pas juste une fenêtre Teams figée sur le visage du prof. Ils voient le prof, le tableau, le TBI, la salle. Ils peuvent poser une question, lever la main, voter à un sondage, répondre à un quiz. Exactement comme s’ils étaient au premier rang.

Comment ça se passe du côté de l’enseignant

C’est souvent la première question — et la plus importante. Est-ce que enseigner à distance et en présentiel en même temps demande de changer sa façon d’enseigner ?

La réponse courte : non. Pas si l’installation est bien faite.

Le prof entre en salle. Son cours est déjà là, remonté automatiquement depuis l’agenda de l’établissement. Il clique sur « Démarrer ». Les caméras s’activent, le micro plafond capte sa voix où qu’il soit dans la salle, la diffusion part sur tous les campus configurés. Il peut écrire au tableau, se déplacer, interagir avec les étudiants en salle — tout est capté automatiquement, sans opérateur, sans régie.

Sur un écran à disposition, il voit les étudiants distants. Il peut leur donner la parole d’un clic. Il peut lancer un sondage qui touche les deux publics simultanément. En fin de cours, il clique sur « Terminer ». La vidéo est déjà en cours de traitement pour la VOD.

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Certains enseignants décrivent ça comme « oublier que les distants sont là » — dans le bon sens. Ils enseignent normalement, et la technologie s’occupe du reste.

Comment ça se passe du côté des étudiants distants

Enseigner à distance et en présentiel en même temps, c’est aussi repenser l’expérience de l’étudiant qui n’est pas dans la salle.

Le problème classique avec une simple visio : l’étudiant distant voit un plan fixe sur le prof, n’entend pas les questions posées en salle, ne voit pas le tableau correctement, et finit par décrocher au bout de 20 minutes.

Avec une salle comodale bien équipée, c’est différent. L’étudiant distant choisit ce qu’il agrandit — le prof, le tableau, la salle entière. Les micros plafond captent les questions posées en présentiel. Il peut lever la main virtuellement, envoyer une question dans le tchat, répondre à un quiz en temps réel.

Argumentaire salle comodale

Ce n’est pas la même expérience qu’être en salle. Mais c’est une vraie expérience pédagogique — pas une version dégradée.

Les situations où enseigner à distance et en présentiel en même temps change vraiment la donne

Les étudiants empêchés

Maladie, contrainte familiale, job étudiant, handicap, éloignement géographique — les raisons de ne pas pouvoir être en salle sont nombreuses. Sans solution hybride, ces étudiants ratent le cours. Avec la comodalité, ils le suivent en direct et accèdent au replay. Le taux d’abandon baisse. Les notes s’améliorent.

Les établissements multi-campus

C’est le cas d’usage le plus puissant. Un professeur spécialisé enseigne depuis Marseille. Ses étudiants sont à Marseille, Toulon et Avignon. Tout le monde suit le même cours en direct, en même temps. Pas de déplacement, pas de doublon, pas de cours de qualité inégale selon le campus.

C’est exactement ce que font certaines universités avec 3 ou 4 amphis interconnectés — le même cours diffusé en simultané, avec une qualité identique partout.

Les intervenants professionnels

Un praticien hospitalier, un avocat d’affaires, un dirigeant d’entreprise — ces intervenants ont une valeur pédagogique énorme mais un agenda impossible. Leur demander de se déplacer 3 fois dans l’année pour enseigner, c’est souvent les perdre.

Enseigner à distance et en présentiel en même temps depuis leur bureau, en 2 heures chrono, c’est un format qu’ils acceptent beaucoup plus facilement. Et les étudiants en présentiel reçoivent exactement le même cours que si l’intervenant était là.

Présentiel distanciel

Les sportifs de haut niveau et les apprenants en alternance

Compétitions, déplacements, semaines en entreprise — certains publics ont structurellement du mal à être présents en salle. La comodalité n’est pas une solution de repli pour eux. C’est la condition pour qu’ils puissent suivre une formation sérieuse sans choisir entre leur parcours sportif ou professionnel et leurs études.

Ce qu’il faut pour que ça marche vraiment

Enseigner à distance et en présentiel en même temps ne s’improvise pas avec un ordinateur portable et une webcam. Mais ça ne demande pas non plus une salle de régie digne d’une chaîne de télévision.

Les trois éléments clés :

Un bon son — c’est le critère numéro un. Les étudiants distants pardonnent une image moyenne. Ils ne pardonnent pas de ne pas entendre. Un micro plafond à captation omnidirectionnelle, bien placé, fait toute la différence.

Des caméras qui suivent automatiquement — une caméra PTZ motorisée qui suit le prof dans la salle, sans opérateur. Le prof se déplace, la caméra suit. Pas besoin de rester scotché au pupitre.

Une plateforme qui intègre tout — la diffusion live, la VOD, l’interactivité (quiz, sondages, tchat, main levée), l’émargement, et la publication automatique dans le LMS de l’établissement. Tout dans une seule interface, sans jongler entre 4 outils différents.

C’est exactement la logique d’une salle comodale complète — tout est intégré, tout est automatique, et l’enseignant n’a qu’un seul bouton à appuyer.

Les questions que tout le monde pose

  • « Et si un étudiant distant pose une question au mauvais moment ? » La main levée virtuelle permet à l’enseignant de voir qui veut intervenir, de choisir le bon moment, et de donner la parole en un clic. Exactement comme en salle.
  • « Est-ce que les étudiants en présentiel sont pénalisés ? » Non — à condition que l’enseignant ne passe pas son cours à regarder l’écran des distants. Une bonne configuration place l’écran des distants dans le champ visuel naturel du prof, sans monopoliser son attention.
  • « Est-ce que ça marche pour toutes les matières ? » Pour la grande majorité des cours magistraux et des TD, oui. Les travaux pratiques en labo, les ateliers manuels, les cours de sport — c’est plus complexe, mais des solutions existent pour ces cas particuliers.
  • « Est-ce qu’on perd en qualité pédagogique ? » Les retours des établissements qui pratiquent la comodalité depuis plusieurs années montrent le contraire. Les étudiants distants, quand ils ont une vraie expérience interactive, sont souvent plus attentifs que certains étudiants en présentiel. Et le replay disponible après le cours profite à tout le monde.

Ce que ça change pour un établissement

Au-delà de l’expérience individuelle de l’enseignant ou de l’étudiant, enseigner à distance et en présentiel en même temps transforme le modèle d’un établissement :

  • Des amphithéâtres pleins physiquement et des dizaines d’étudiants distants supplémentaires sur le même cours
  • Des intervenants de qualité qui acceptent d’intervenir parce que c’est simple et rapide
  • Une offre de formation accessible à des publics qui ne pouvaient pas se déplacer
  • Une bibliothèque VOD qui se constitue automatiquement, cours après cours

C’est un changement d’échelle, pas juste un changement d’outil.

Pour aller plus loin

Si vous êtes en train d’évaluer si enseigner à distance et en présentiel en même temps est réalisable dans votre établissement, trois lectures utiles :

Et si vous voulez voir comment ça se passe concrètement — pas sur une vidéo promo, mais sur un vrai cours, dans une vraie salle — c’est exactement ce qu’on montre lors d’un audit gratuit.

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Kalyzée accompagne les établissements d’enseignement supérieur et les centres de formation dans leur transition vers la comodalité depuis 2014. Plus de 500 salles équipées, 1,2 million d’heures de cours diffusées.